À Angkor, en plein cœur de la jungle tropicale et sauvage du Tonlé Sap, se trouvent les vestiges de toute la grandeur de la civilisation Khmer, les célèbres ruines de temples bâtis entre le 9e et le 15e siècle.
Les temples d’Angkor sont probablement l’un des plus beaux sites archéologiques au monde, et très certainement le plus célèbre de toute l’Asie du Sud-Est. Un véritable trésor, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1992, et un incontournable de tout voyage au Cambodge. Visiter les ruines des temples d’Angkor est une expérience unique, un voyage dans l’histoire fascinante (et mouvementée) de l’Empire Khmer…
La construction d’Angkor, capitale de l’Empire Khmer
Au début du 9e siècle, l’Empire Khmer s’étendait sur les terres actuelles du Cambodge, du Laos, du Vietnam et du sud de la Thaïlande. C’est à cette époque qu’Angkor a été déclarée capitale de l’Empire Khmer par l’hindouiste Jayavarman II. Et c’est lui qui a élevé les premières structures de la cité.
Lui ont succédé Jayavarman III, Indravarman I et Rajendravarman II, et ce sont eux qui sont à l’origine des grands travaux hydrauliques. Car c’est bien cela qui va asseoir la puissance de l’Empire d’Angkor : un système hydraulique impressionnant qui permettait d’irriguer les cultures et de maîtriser les inondations en périodes de mousson. La cité d’Angkor s’est alors agrandie de façon exponentielle jusqu’à s’étendre sur 3 000 km2, et de gigantesques temples hindouistes ont été construits.
L’alternance hindouiste et bouddhiste d’Angkor
L’histoire des temples d’Angkor est marquée par une alternance mouvementée entre religion hindouiste et bouddhiste. En 1181, le bouddhisme devient la religion officielle d’Angkor grâce à Jayavarman VII. De monumentaux temples bouddhistes sont alors construits : le Bayon et le Ta Prohm sont des exemples de temples où l’on peut voir aujourd’hui des têtes de Bouddha gigantesques.
En 1243, Jayavarman VIII prend le pouvoir et impose le retour de l’hindouisme, puis au 14e siècle, Angkor redevient à nouveau une cité bouddhiste.
Jusqu’à son déclin, la cité d’Angkor a dû subir de nombreux affrontements et guerres de territoires. Et c’est finalement en 1431 qu’elle a été abandonnée aux Thaïs.
Entre le 15e et 16e siècle, des moines bouddhistes se sont installés à Angkor et ont construit un Buddha couché dans le Baphuon. Mais le site a finalement été déserté, et c’est la végétation dense de la jungle qui a pris possession de la cité d’Angkor.
La redécouverte des temples d’Angkor
Si les fabuleux monuments religieux d’Angkor ont résisté au temps, c’est parce qu’ils ont été construits en brique ou en pierre. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les palais royaux étant quant à eux construits en bois, ils n’ont pas résisté aux siècles. Il ne reste donc plus rien de ces édifices non sacrés.
C’est en 1861 que le naturaliste et explorateur français Henri Mouhot a redécouvert la cité d’Angkor. Cette découverte a donné lieu à de nombreuses missions d’exploration pour reconstituer l’histoire de l’Empire Khmer. Mais ça n’est qu’au début du 20e siècle que le site d’Angkor a été réhabilité par des archéologues.




